Impression à la gîte

Le fablab nantais Plateforme-C nous a formé sur les imprimantes 3D que l'on y trouve, ce qui nous a permis de développer les objets de notre première campagne d'essais en labo. Concluants, nous obtenons une résistance très satisfaisantes des premiers protos, ce qui nous motive à continuer dans cette voie ! Au moment où nous souhaitons passer d'une approche exploratoire à une démarche de prototypage, nous rencontrons l'équipe du Fab-Lab44 de Saint-Nazaire. Les deux équipes accrochent facilement, et ils nous proposent de nous accueillir dans leurs locaux pour le développement de nos protos. De septembre à décembre 2014, Adrien y sera hébergé pour concevoir et fabriquer les prototypes du projet Open Sea.

Sur la base de cette information, il faut maintenant essayer de faire de grandes pièces par impressions 3D. Encore expérimentale, cette technologie va avec ses contraintes. Selon les paramètres d'impression, la qualité de la matière, ou tout simplement l'environnement ambiant, certaines configurations peuvent créer des rebuts ! Mais plus les pièces sont grandes, plus il y a de chances de faire des rebuts au cours de l'impression. Comment composer avec cette contrainte ?

En vue du voyage expérimental de 2014, il faut répondre à une nouvelle problématique : puisque nous allons tester des prototypes en mer, il va falloir les réparer, les améliorer tout au long du voyage. Il va donc falloir imprimer des pièces en mer ! Sur le bateau, les hydrogénérateurs (éoliennes sous marines) seront les principales sources d'énergie. Fonctionnant uniquement quand le bateau avance, il va donc falloir imprimer en naviguant : un nouveau défi se présente à nous ! Nous rencontrons l'équipe de Zbis au Sables d'Olonne cet été pour leur événement « La fabrication numérique s'invite à la plage ! ».

Avec la collaboration du fablab vendéen La forge Des Possibles , nous réalisons les premiers essais d'impression 3D embarqué. Avec une imprimante tout ce qu'il y a de plus standard, nous essayons d'imprimer au port. C'est un échec : les courants d'air créent un décollement des pièces pendant la fabrication, les vagues des autres bateaux induisent un léger décalage. Il nous faudra une imprimante 3D « marinisée » pour notre voyage.


Nous contactons Emmanuel Gilloz de la société Open-Edge . Ils travaillent sur le développement d'une imprimante 3D « tout terrain », la Mondrian. Notre aventure leur plaît, et le voyage fournirait un excellent retour sur expérience ! Ils nous fournissent une de ces imprimantes, et c'est parti pour des tests :

Nous essayons de simuler la gîte d'un bateau en imprimant avec un angle de 45°, puis avec un angle de 90°, et l'imprimante fonctionne ! Un test complètement à l'envers (à 180°) n'est pas concluant : le fil stagne dans la buse, il faudrait en développer une sur mesure.

Un second test est effectué lors du Grand Pavois (salon nautique international de La Rochelle) : nous imprimons sur les pontons. En plein soleil, dans le vent, et subissant de grandes oscillations, voilà un test en conditions réelles. Le matin, tout va bien, mais dès que le soleil se met à taper, les composants électroniques chauffent, et l'imprimante devient défaillante. Nous résoudrons ce problème en installant un ventilateur permettant de les refroidir.

A suivre : les essais sur un vrai bateau !

  • Marchandise Adrien
  • 25/10/2014

Nos méthodes de fabrication

En utilisant les imprimantes 3D du Fablab Nantais Plateforme C, nous concevons et fabriquons des petits prototypes. Autorisant une assez bonne précision pour un coût de fabrication modéré, les imprimantes 3D ont l'avantage d'utiliser du PLA (matériau issu du maïs), biodégradable. Nous utilisons un fichier issu de la CAO (conception assistée par ordinateur) pour designer l'objet, qui est ensuite envoyé vers l'imprimante. Tout comme le pilote d'une imprimante 2D, le logiciel de contrôle détermine la position des buses d'impressions, l'épaisseur des fils, etc. Fonctionnant sur le principe de la fabrication additive, l'imprimante ajoute couche par couche la matière.



Afin de développer des objets fiables, la phase qui suit celle du prototypage est celle d'expérimentation. Ainsi après avoir fabriqué les prototypes nous souhaitons les tester sur différents supports. A long terme le Projet Open Sea cherchera à évaluer les objets phares associés aux valeurs du labo. Afin de pouvoir concevoir ces objets, il est nécessaire de caractériser leurs propriétés mécaniques. Nous recherchons ainsi un partenariat pour effectuer des tests dans un laboratoire d'essais mécaniques. A court terme, nous souhaitons effectuer des tests simples sur d'autres supports. Le canoë est un des supports déjà disponible que le laboratoire utilisera. Nous invitons ceux qui ont d'autres idées dont les valeurs correspondent à celles du labo à nous contacter (contact@lab-rev.org).



  • Marchandise Adrien
  • 02/03/2014